10 leçons à tirer des contes de fée pour votre recrutement

conte fee recrutement

Début janvier, j’ai hérité d’une petite nièce. Bien que les gamins ne soient pas ma tasse de thé, on ne peut s’empêcher de les gâter, n’est-ce pas ;) ? Ne vous inquiétez pas, je ne compte pas vous détailler mes achats pour ce bout de chou… sauf peut-être un : un body tout mignon de chez Disney Store. Pourquoi ? Car qui dit Walt Disney, dit univers du rêve, dit conte de fée. D’où la thématique de notre article.

Qui n’a jamais été bercé par un conte de fée étant enfant ? Le fait qu’on veuille les supprimer me fait vraiment hérisser les poils… D’ailleurs, Albert Einstein serait d’accord avec moi car il était le premier à dire que le fait de lire des contes de fée aux enfants les rendait plus intelligents.

 

quote fairytale einstein

 

Et si « conte de fée » rimait avec « recrutement » ?

Je vous propose de retrouver une liste de conseils que ces histoires peuvent nous enseigner afin d’optimiser une « happy end » dans le domaine du recrutement. Car quoi qu’on en pense, les contes de fée font peut-être intervenir des dragons, du surnaturel, mais le côté humain ne manque pas – et qui dit « humain » dit « Ressources Humaines » (entre autres). Ils s’apparentent de près à la réalité de notre monde, et nous nous devons de tirer des leçons de ces derniers. Focus en termes de recrutement :

 

Aladdin
Offrez-lui du jamais-vu

Il s’agit ici de l’expérience candidat, de plus en plus désastreuse au vue des études menées à ce sujet. Le recruteur est le porte-parole de la Marque Employeur et se doit de refléter la culture et les valeurs de l’entreprise, tout en privilégiant le « bien-être » de ces chers consommateurs d’emploi. Contrairement à Aladin qui commence d’un mauvais pas avec Jasmine en passant pour quelqu’un de prétentieux, vous, recruteurs, vous partez « blanc comme neige », et c’est à vous de miser sur une expérience hors du commun telle que la balade célèbre du film, sur un air de « ce rêve bleu » ou bien encore l’arrivée sensationnelle de Aladdin en ville sur un air de « Prince Ali ». Attention, je ne vous demande pas de vous mettre à chanter ou je ne sais, juste de faire de ce moment d’échange, un instant inoubliable pour le candidat qui repartira le sourire aux lèvres.

Blanche Neige et les 7 nains 
Soyez pédagogue

De nombreux candidats vont défiler et vous devez vous adapter un minimum à la personne, et ne pas rester de marbre (il ne faudra pas se plaindre après que les recruteurs soient si souvent critiqués sinon). Attention, je ne dis pas que les candidats ne doivent pas non plus « jouer le jeu », mais vous êtes le leader des échanges, et la plupart du temps, vous êtes en terrain connu (au sein de votre entreprise) lors de la rencontre. Beaucoup de choses qui peuvent déstabiliser une grande majorité des candidats et des réactions diverses peuvent surgir. Quand Blanche Neige a rencontré les 7 nains, elle a dû s’adapter à 7 personnalités totalement différentes (et ce, de manière simultanée !). Etre pédagogue peut faciliter l’entente, le dialogue et ce sera du « win-win » des deux côtés.

Cendrillon
Ne perdez pas espoir de trouver la perle rare

Nous savons que la plupart des recruteurs sont exigeants. Bien que l’inverse existe également. Ce peuvent-être les équipes recherchant le talent en question qui ont des attentes hors normes (et oui, s’il n’y avait que les recruteurs qui étaient fautifs, ce ne serait pas drôle). Tout comme le Prince Charmant a fouillé un village entier pour trouver la princesse à la pantoufle de vair, le recruteur doit également partir à la recherche de son candidat idéal pour l’offre d’emploi et son entreprise. Ne soyez pas hâtif ou vous pourriez vous retrouver avec une Anastasie à la place – et je ne vous le souhaite pas entre nous !

La Belle au Bois Dormant 
Ne mentez pas sur le poste / l’entreprise

Bien sûr, un des rôles du recruteur est de vendre le poste ainsi que l’entreprise pour laquelle il travaille. Mais cela doit être prononcé en toute modestie, sans trop non plus embellir la réalité. Encore une fois, les candidats ne sont pas bêtes. Tout ce que respire le site carrières, les discours employeurs tournent toujours autour d’éléments tels que la position surplombante de l’entreprise, l’évolution de carrière, etc. Ce qui peut être tout à fait juste, encore faut-il en avoir les preuves. Maléfice n’étant pas invitée au baptême de Aurore et décide de se venger en lui jetant un sort : à l’aube de ses 16 ans, la princesse se piquera le doigt avec un fuseau et en mourra. Les parents de Aurore ne lui diront jamais la vérité et au final, Aurore finira par tomber dans le piège. La princesse n’est peut-être pas rancunière, mais je peux vous assurer que les candidats le sont, et risquent de vous quitter et de prôner un message négatif à votre égard.

La Belle et la Bête 
Ne vous fiez pas à votre première impression        

Vous feriez mieux d’oublier le dicton « La première impression est toujours la bonne ». Car les recruteurs ne sont pas là pour juger dès les premières secondes (ni les candidats d’ailleurs). C’est un échange et chacune des parties se doit d’être à l’écoute, quoi qu’il arrive. Bien entendu, c’est plus facile à dire qu’à faire, car nous sommes humains et la part de subjectif dans notre cas occupe une large place – malheureusement. La première fois que Belle a vu la Bête, elle a hurlé de terreur et le détestait. Puis elle a appris à l’apprécier (avant qu’il se transforme en prince !). Bien entendu, je ne vous demande pas de rester des mois entiers avec un candidat pour apprendre à le connaître mais plutôt de lui laisser sa chance. N’oubliez pas qu’un entretien est un moment plus ou moins rempli de stress où il est question de son futur professionnel… alors soyez un minimum indulgent.

Là-Haut 
Ne brisez pas leur optimisme

« Les jeunes ne font que rêver » et en particulier la Génération Y que nous sommes. C’est un de nos traits de caractère que nous essayons au mieux de conserver afin de survivre sur le marché du travail. J’ai souvent été jugée comme utopique, d’ailleurs ce blog est basé sur pas mal de propos irrationnels mais auxquels je crois plus que tout. Nous ne pouvons nous permettre de briser le rêve d’un individu, nous pouvons néanmoins l’amener à se questionner sur sa faisabilité. Par exemple, une candidate de dernière année d’école de commerce m’a dit ouvertement qu’elle serait DRH chez L’Oréal dans 2 ans. Je ne me suis pas moquée, je l’ai juste alertée sur le fait que cela prendra plus de temps, mais que si c’est vraiment cela qu’elle voulait faire, qu’elle fonce. Dans Là-Haut, Carl Fredricksen a décidé de poursuivre ses rêves, même à 78 ans. Il réussit à s’envoler jusqu’aux chutes du paradis et à prouver au monde entier, qu’il avait été capable de réaliser cette aventure. C’est une chose qui lui redonna espoir, le sourire aux lèvres… et cela n’est pas négligeable pour n’importe quel type de personne.

La Petite Sirène 
Ne soyez pas effrayé par l’inconnu

En pleine Guerre des Talents, les recruteurs devraient aller en dehors de leur zone de confort. Cela peut paraître des plus intimidants, mais rien de comparable aux « trésors » que vous pourriez trouver lors de cette aventure. Ariel nous a montré qu’il fallait être curieux, qu’il fallait oser le changement – en d’autres termes, le rôle des recruteurs doit évoluer, les mentalités doivent s’adapter aux besoins de la Société. Au final, ce n’est pas le prince charmant que vous perdrez mais une occasion d’atteindre et d’attirer une horde de talents.

Mulan
Oubliez le système des « cases cochées »

Ce que j’appelle « cases cochées » est la manière dont les recruteurs (ou plutôt les ATS devrais-je dire) choisissent les candidats. L’originalité, les parcours atypiques, malgré le fait qu’ils soient prônés dans les discours des employeurs, ne sont pas si appréciés que cela. On entend trop souvent des phrases de type : « On ne prendra pas cette candidate car elle n’a pas fait son cursus dans une de nos écoles-cibles », « Ce candidat est trop jeune pour ce poste malgré ses compétences », etc. Cela reste pour moi de la discrimination, des stéréotypes qui n’ont pas lieu d’être. Mulan nous enseigne que d’être la bonne personne pour le rôle demandé n’a rien à voir avec l’apparence, mais avec l’attitude et l’ambition. Je vous rappelle que c’est une femme qui s’est fait passer pour un homme pour rentrer dans l’armée et qui a des mieux réussies.

Pinocchio
Restez honnête

Lors du processus de recrutement, la transparence n’est pas un élément à négliger. Comme l’illustre très bien Pinocchio, mentir n’est synonyme que de problème et détruira par la même occasion l’image de marque de votre employeur. Bien sûr, la vie en entreprise n’est pas toute rose, mais c’est aux recruteurs de juger ce qui est bon à dire ou non. Il est dangereux de vendre trop de rêves à un candidat par rapport à un poste ou bien encore à son entreprise. Pourquoi ? Parce que rien de pire qu’un candidat déçu. Et d’une parce qu’il risque de vous quitter (perte de temps et d’argent) et de prôner un message des plus négatifs à l’égard de votre employeur. Et Dieu sait que l’influence de l’entourage ou des critiques sur le Web ont un impact sur le choix de l’employeur…

Pocahontas
Intéressez-vous tout simplement à la personne

Quand on parle de recrutement, on pense souvent que le candidat est en position d’infériorité. C’est une erreur, il faut davantage voir cela comme un échange. Bien sûr le recruteur aura le dernier mot pour la suite du processus, mais l’entretien gagne de plus en plus en transparence et en « égalité » au fil du temps. Des sites carrières tels que ceux de CGI ou bien encore de Deloitte proposent d’avoir un maximum d’informations sur la personne que le candidat va rencontrer – sans oublier les comptes digitaux des individus. Nous arrivons donc avec un même niveau d’information (ou plus ou moins). Mais en dehors de la partie professionnelle, il faut s’interroger sur la partie « personnelle ». Attention, ici je ne parle pas des intérêts politiques ou de la préférence sexuelle de la personne, mais plus de ses passions, centres d’intérêts, sa culture, etc. Comment Smith a-t-il pu obtenir la confiance de Pocahontas ? En lui parlant justement des différences culturelles (la manière de dire bonjour en serrant la main, la façon de s’habiller, etc.). Instaurer un certain degré de confiance avec le candidat et faites de sorte que l’échange n’aille pas que dans un seul sens.

 

Conclusion | Qui aurait cru qu’il y ait autant de leçons à tirer des contes de fée, que ce soit pour le recrutement ou ne serait-ce que dans notre vie de tous les jours. Bien évidemment, je n’ai pas pu tous les énumérer, et je me suis davantage basée sur les contes adaptés par Disney / Pixar avec une « happy end » plutôt que les histoires racontées par des auteurs tels que Andersen qui tournent au drame. Je m’excuse d’avance de n’avoir pas cité « La Reine des Neiges » qui se trouve être un des contes préférés de mon entourage… mais je ne l’ai pas (encore) vu😉

 

Auteur : Anne Pestel

Sources : image citation

4 réflexions sur “10 leçons à tirer des contes de fée pour votre recrutement

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